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mercredi 24 avril 2013

Le badigeon de chaux à l'étage

Plus d'an an plus tard, voici la suite. La suite de quoi vous dites ? Comment ? Vous ne vous en souvenez pas ?!?! Pfff. Je n'y crois rien. Jeter un coup d'oeil par ici pour vous rafraichir la mémoire.


Étape 3 : Uniformisation de la couleur.

Le crépi présentait des variations de couleur occasionnées par des réparations passées. La surface était généralement grise, mais les joints avaient été réparés avec un matériau blanc. Nous avons donc appliqué un badigeon au lait de chaux. Nous avons pris la recette ici, sur le site Esprit Cabane. La caséine, naturellement présente dans le lait, permet à la chaux de se fixer plus facilement.

Erreur à ne pas faire : après une première application du badigeon au lait de chaux, nous avons remarqué quelques toutes petites réparations supplémentaires. Puisque la surface était maintenant blanche, nous avons décidé d’utiliser une pâte standard du commerce puisque l’enduit de crépis engendrait des taches grises. Malheureusement, cette utilisation crée un problème d’uniformisation sur la couleur finale.


Étape 4 : Choix et application de la couleur finale.

En ce qui concerne la couleur finale de nos murs, notre choix s’est arrêté sur un badigeon de bière pigmenté aux terres colorantes naturelles appliqué sur le lait de chaux. La raison principale étant que cette technique permet, et c’est ce que nous désirions, des couleurs plus éclatantes, plus saturées. (Vous avez bien lu : nous avons badigeonné nos murs de bière... ça a senti le fond de tonne pendant 2 jours.)







Il fallait d’abord choisir la couleur.











La base blanche qu'on peut voir sur le mur de la photo de droite est le résultat du badigeon de lait.

Nous avons finalement choisi Ocre Iclès, une terre colorante italienne. 







Nous avons essayé explorer avec l'ajout de pigments dorés pour augmenter la brillance. Par contre, puisque nous risquions trop d’obtenir l’effet « boules-de-Noël-émettées-dans-du-stucco-travaillé-en-pique-sur-le-plafond-du-sous-sol», nous avons abandonné rapidement l’idée.






L’application de la bière pigmentée est périlleuse puisque le mélange bière-pigment est très liquide et dégouline partout. Des bâches sont à prévoir.


Ultimement, comme je l’annonçais, nous sommes heureux du résultat. Cette technique est appropriée pour ceux qui aiment les couleurs non uniformes, mais profondes. Les terres colorantes engendrent des couleurs dont l’intensité dépasse celle des peintures traditionnelles. Il faut toutefois être certain de pouvoir vivre dans un environnement inégal.

Cette technique a ses faiblesses : il faut oublier la possibilité de laver les murs, ce qui n’est pas l’idéal avec des enfants… (le badigeon de bière – donc la couleur - s’enlève). La fixation du badigeon de bière n’est pas terrible, bien que nous ayons suivi la recette trouvée. Est-ce notre chaux qui n’est finalement pas adéquate (pourtant, elle nous a donné un bon enduit) ? La situation n’est pas catastrophique, mais nous devons faire attention. Nous devrons toutefois nous ajuster pour une prochaine fois.

Un nouveau problème est apparu (qui signifie l’émergence d’un nouveau projet) : avant le curetage des murs, nous chialions à propos de ceux-ci, maintenant qu’ils sont beaux, nous chialons sur le reste : boiserie, balustrade, plancher. Faudrait bien qu'on s'y mettre un de ces jours!

dimanche 6 mars 2011

Le chantier "installation septique"

La maison est desservie par l’aqueduc municipal, mais pas par les égouts. Ceci signifie qu’en vertu du règlement provincial q2r8, nous devons avoir une installation septique conforme. La maison n’en avait pas. Les égouts se retrouvaient dans un ancien puits vidé annuellement. C’est malheureusement un des premiers projets que nous avons effectués étant donnée la date butoir du 31 décembre 2009 (date à laquelle toutes les résidences de notre municipalité devaient être en mesure de prouver leur conformité). Je dis « malheureusement », car c’est très cher (14 000$ dans notre cas) et le résultat n’apporte aucun bénéfice dans la vie courante de la famille. Bien évidemment, c’est très bien pour l’environnement, mais soyons francs : nous sommes en territoire agricole où une quantité importante de pesticides et de purin est répandue… ce ne sont pas nos quelques crottes quotidiennes et nos détergents sans phosphate qui représentent une véritable menace. Nous ne sommes pas 14 345 riverains sur une superficie de 1 km2 à rejeter leurs déchets dans l’eau de la petite rivière d’à côté… À ce prix, nous aurions pu remplacer nos vieilles fenêtres par des fenêtres énergie star et le bienfait sur l’environnement aurait été supérieur. Nous sommes amères face à ce dossier qui comporte plusieurs étapes à franchir :

  1. L’analyse du sol par une firme d’ingénieurs.
  2. Le choix du bon système
  3. L’élaboration des plans et devis pas la firme
  4. L’obtention d’un permis auprès de la municipalité (3x plus cher qu’un permis de rénovation, le permis est essentiel pour obtenir la certification)
  5. L’excavation
  6. Le renflouage de l’anciennement fausse (dans certaines municipalités, on doit aussi décontaminer le sol)
  7. L’installation de la fosse, du préfiltre (implique un électricien) et du champ de polissage.
  8. La vérification par un ingénieur pour l’obtention du saut de conformité au règlement q2r8.
  9. Le renflouage
  10. Le terrassement (même si c’est tout beau quand l’entrepreneur choisi quitte les lieux, au premier déluge, la terre méticuleusement épandue s’enfonce et c’est à recommencer)

Pour davantage d’information, un guide complet traitant des installations septiques se trouve sur le site du Ministère du Développement durable, Environnement et Parc du Gouvernement du Québec et un article vulgarisé peut être lu sur le site de Micasa. Je ne m’attarderai donc pas trop dans les détails, sinon que nous avons rejoint un regroupement de citoyens qui a fait un appel d’offres afin d’économiser sur les frais d’analyses. À la suite de l’analyse, nous avons reçu un devis et un plan pour le système Bionest (dans les faits, l’étape 2 mentionnée ci-haut a été escamotée par notre ingénieur). Nous avons voulu savoir pourquoi ce système, mais on nous a donné que peu d’information convaincante (ça sentait le spif). Nous ne voulions pas ce système, car il implique une pompe à air dans le sous-sol de la maison (cela veut dire du bruit et nous voulons une maison silencieuse). Finalement, l’ingénieur a statué que le système Écoflo ferait autant (voire plus étant donné l’inclinaison du terrain), l’affaire. Nous l’avons donc choisi, mais par dépit. Nous voulions le système Roseau qui est le plus écologique, mais il nous aurait couté (à l’époque) 5000$ de plus. Avec tout ce que nous devons faire dans cette maison, c’était malheureusement hors de prix. Il semblerait que depuis, le prix du Roseau ait diminué et est maintenant plus concurrentiel face à Bio-nest et Écoflo qui s’équivalait il y a 2 ans.

Voici le chantier annoté:

La livraison de l'équipement s'est faite quelques jours avant les travaux. À gauche: la fausse septique; au centre: le substrat filtrant du préfiltre; à droite: le préfiltre Écoflo.


Les composantes seront installées là. Tout ce beau gazon sera tout détruit...


Les premiers coups de pelle : ils sont faits très délicatement afin de trouver le tuyau en place (reliant l'égout intérieur et la vieille fosse) pour s'y raccorder.



Ah! Tient... le voilà. Oups. Il n'est pas de format régulier... On ne peut pas s'y raccorder tel quel. X prend la direction de la quincaillerie afin de trouver un adaptateur pendant que l'excavation se poursuit. X revient bredouille... il n'existe aucun adaptateur. Solution (la seule envisageable) : refaire l'entièreté de l'égout intérieur. On se demande encore qui avait la responsabilité de vérifier ce « léger » détail ? Visiblement, c’était la nôtre... Il a donc fallu refaire immédiatement tout l’égout intérieur plutôt que de surveiller ce qu’il se passait sur le chantier.


Voici notre superbe égout en fonte que nous avons démoli. L'avantage de la fonte est le silence presque complet lors de l'évacuation des eaux.






Merci à beau papa d’être venu in extremis à la maison afin de seconder X. Comme c’est souvent le cas, j’étais le parent de garde et, surtout, enceinte de plus de 8 mois de notre 2e princesse.



Par chance, notre grande qui avait 4 ans l'époque était libre pour surveiller les travaux.



Début de l'excavation du champ de polissage. À l'avant : le trou pour la fosse.


Finalement, X réussit à couper et dégager l'ancien tuyau. On remarque le colmatage de près de 50%.


Une couche de sable suivi d'une de gravier sont versées sur le champ de polissage.


L'installation des tuyaux perforés, le tout au niveau.


On recouvre.


Un nouveau tuyau de raccordement est installé (blanc dans le bas de la photo). La pelle mécanique doit opéré un travail chirurgicale afin de creuser un trou dont la fond est le plus à niveau possible afin d'y déposer la fosse. Le même travail doit être fait pour le trou du préfiltre.



On dépose la fosse dans son trou. La pelle mécanique se trouve à l'endroit où sera ensuite creusé le trou pour le préfiltre. Le champ de polissage est derrière, à gauche.


Pendant ce temps, à l'intérieur, la démolition de l'ancien égout occasionne plusieurs problèmes avec la plomberie de la salle de toilette du rez-de-chaussé. Décidément... La toilette est retirée de son emplacement afin de modifier le raccord et, pourquoi pas (sic), solidifier le plancher.


Beau papa qui débute l'assemblage du nouvel égout.


Le préfiltre est déposé dans son trou et on y verse le substrat filtrant.


On commence à renflouer le tout. Les deux électriciens se retrouvent à gauche. Ils effectuent le raccordement des pompes et du système d'alarme de l'installation qui est branché à l'intérieur de la maison. Celui-ci se déclenche lorsque le niveau d'eau monte dangereusement dans le système. L’excavateur nous avait dit qu’il nous coûterait aux alentours de 300$ pour un électricien. N’en connaissant aucun, nous avons choisi celui qu’il nous suggérait. Cela avait l’avantage qu’ils avaient l'habitude de travailler ensemble et que nous n'avions aucune prise de contact à effectuer. Toutefois, la facture reçue quelques jours après les travaux s’est plutôt élevée à 600$... Nous avons questionné notre excavateur qui nous a dit « il aurait pu vous en envoyer un seul » (deux électriciens sont venus faire le travail)... À qui revenait la responsabilité de s'assurer de ce détail ? Visiblement nous... 





Une dernière couche de belle terre est épandue.


Maintenant que tout est bien beau, il faut semer, arroser et désherber... assurément le plus grand fardeau de ce chantier.

dimanche 30 janvier 2011

Le chantier "salle de bain"

Il était claire à l'achat que nous allons devoir refaire une salle de bain. Refaire n'est pas le bon mot : je devrais plutôt dire construire puisqu'il ne s'agit pas uniquement de remplacer la céramique ou refaire une peinture. L'installation existante n'était tout simplement pas appropriée pour une petite famille.
Voici son état à notre arrivée.



Cette baignoire de fonte, datant probablement des années 30, se trouvait dans une pièce (absolument pas confortable) du sous sol. Elle se vidait directement sur le plancher de béton qui lui, se vidait par un tuyau qui rejoignait le fossé le plus proche. .

Au rez-de-chaussé, nous avons une salle de toilette très étroite. Une cabine de douche a été installée dans la pièce à côté et un trou a été fait dans le mur adjacent pour permettre l'accès. Cette cabine bloque une fenêtre de l'autre pièce...



Parallèlement,  une pièce de l’étage n’avait jamais été complétée. Les murs intérieurs avaient été isolés, mais le reste de la pièce donnait sur le grenier et la structure du toit. Dès notre première visite, nous avions statué que nous y construirions notre salle de bain à défaut d’en avoir une qui soit complète ailleurs dans la maison.
La pièce de l'étage avant le début des travaux
L'ouverture sur le grenier

La conception d'un plan pour la salle de bain fut longue, car elle impliquait aussi notre projet cuisine. L’arrivée d’eau et l’égout étant à l’autre extrémité de la maison, au sous-sol, il faillait trouver une façon de monter tout cela à l’étage en passant par la cuisine (éventuellement en chantier, avec le déplacement de plusieurs murs). Nous savions aussi que nous désirions conserver le plancher d’origine (en planches de pin probablement rouge) et un mur en planches de bois (aussi en pin probablement rouge). Cela compliquait beaucoup la gestion de la plomberie une fois arrivée à l’étage : les tuyaux devaient courir sous le plancher que nous ne pouvions défaire sous peine de le briser. Aussi, les "S" d'évacuation ainsi que les prises d'air de la douche, du bain et de la toilette devaient être installés dans le plafond de la cuisine ou dans les murs. Nous voulions bien évidemment que notre salle de bain contienne une douche, un bain, une toilette, un lavabo et un placard. Toutefois, la pièce était petite et largement hypothéquée d’un côté par la pente du toit. Cela signifiait qu’il fallait penser l’infrastructure des murs et de l’isolation afin de perdre le moins d’espace possible. J'allais oublier la baignoire : nous voulions récupérer celle de fonte et sur pattes du sous-sol, donc la ré-émailler et la déménager...

Voici l’évolution annotée du chantier.


Afin de minimiser la perte d'espace reliée à l'isolation et aussi pour faciliter la manipulation, la laine Roxul a été utilisée dans le haut de la pente du toit et de la laine standard 8'' dans le bas. Des aérateurs ont été installés entre le toit et la laine afin de faire circuler l'air.


Nous avons choisi de laisser les poutres du plafond droit visibles. Ce choix venait avec quelques difficultés pour la finition au gypse, mais l'apparence d'espace gagné avec un plafond plus haut compensait. Il était impossible de faire cela dans la pente du toit étant donné l'isolation.


Une membrane d'isolation à bulles sert aussi de coupe-vapeur. Bien qu'il soit complexe d'effectuer une évaluation précise, cette combinaison de matériaux permet une isolation avoisinant les R-24 avec une épaisseur de seulement 10 cm.

Pour plusieurs raisons tant techniques (gestion de la plomberie) qu'esthétiques (ne pas se cogner la tête sur la pente du toit), il a été convenu que le plancher de la douche serait plus bas que celui de la pièce. Il faillait donc percer le plancher (qui est aussi le plafond de la cuisine). Le même exercice a été fait à l'emplacement de la future toilette pour l'installation de son S.


La vue (temporaire) sur la cuisine au rez-de-chaussé...



La Roxul, au dire de X est un matériau d'isolation très agréable à manipuler : elle se coupe très bien, garde facilement sa forme et tient bien en place sans devoir nécessairement être fixée. De plus, elle possède des propriétés d'isolation acoustique supérieure.


Les différents égouts ont été installés longeant les murs. Les "S" du bain et de la douche ont été installés dans un placard se trouvant dans la cuisine et qui sera conservé à la suite des travaux.



Toujours afin de minimiser l'espace perdue, la forme des tuyaux d'égout et de prise d'air a été taillée dans la Roxul.


Tout ce qui est électrique vient d'un seul endroit au grenier. Nous avons profité du chantier salle de bain pour repenser toute la distribution électrique de l'étage avec l'oeil allumé (sic) de beau-papa. Éventuellement, un nouveau panneau électrique doit être installé au sous sol car nous n'avons que 100 ampères dans le panneau actuel.

Du gypse type salle de bain est installé par X accompagné de B.



La plate-forme de la douche en contre-plaqué de 3/4''.


Ceci est la vue de la cuisine (plafond). Un caisson fabriqué dans le même matériau que le plafond sera fait afin de dissimuler le tout.


Pour la finition des murs, nous avons choisi (avec l'aide de belle-maman, artiste-peinte-sculpteur de profession) Pétales de marguerite de l'ancienne gamme 4000 de Sico (les quincailleries possèdent les vieilles recettes). Nous voulions un blanc-crème qui allait bien faire avec la teinte du bois tout en se mariant avec la couleur du futur appareil de chauffage afin de faire oublier celui-ci. Sur cette photo, le planché a été poncé à la ponceuse orbitale et à main.



Bien que nous préférons le bois huilé, nous avons choisi pour la salle de bain, un verni incolore : le Maxithan de Sico en version satinée. Une fois séché, il perd sa brillance, ce que nous recherchions. Nous avons mis trois couches avec un léger ponçage entre chacune d'elles. 

Ultimement, la douche sera complétée en enduit de chaux/poudre de marbre et verre, le placard sera fermé avec une ancienne porte de chêne de cabine téléphonique chinée il y a quelques années. Un ancien miroir du château Frontenac recouvrira une partie du mur de planche, celui-ci aura été huilé à l'huile d'abrasin. Une console en bois et le lavabo adosseront ce même mur et seront teintés de la même couleur rappelant le fusain. Mais pour l'instant, ce chantier est en pause, car, maintenant que nous avons une baignoire fonctionnelle, il y a d'autres priorités.
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